"On peut tout faire dans la vie, il faut juste en assumer les conséquences "
Cette phrase raisonne dans mon être depuis que je suis petite. Je l'ai toujours entendue de la bouche de ma mère, et elle m'a toujours donné un petit goût de liberté. Oui, on a le choix, on a toujours le choix. Cette phrase m'a non seulement appris à apprécier ma liberté mais aussi à assumer mes choix. Ce choix est omniprésent autour de nous, pour chaque chose de la vie nous faisons des choix, grands ou petits. Mais j'ai l'impression que beaucoup de personnes ne s'en rendent pas compte.

Il y a peu de temps, j'ai lu le témoignage d'une maman qui s'intéressait à la pédagogie Montessori. Son petit de 18 mois avait toujours dormi dans un lit à barreaux mais il ne supportait plus d'être enfermé, elle a donc voulu lui proposer de dormir sur un matelas au sol. Suite à cela, l'enfant se réveillait chaque nuit et se relevait : "je suis obligée de le remettre dans son lit à barreaux" avouait la maman. Et c'est là que je ne suis pas d'accord. Non, personne n'est obligé de rien, mais quelqu'un doit faire un choix. Soit accompagner son enfant le temps nécessaire comme par exemple en faisant des nuits hachées ou bien en dormant dans la chambre de son enfant un temps. Soit le remettre dans un lit à barreaux pour se reposer. Ces deux solutions sont tout à fait honorables, accompagner son enfant avec patience et dévouement est une chose, mais seule la personne elle-même peut faire état sa fatigue, et un parent trop fatigué peut difficilement apporter la patience nécessaire à cette situation.

Un autre exemple : une maman qui expliquait qu'on était parfois obligée, malgré ses convictions, de mettre son enfant dans un parc. En citant comme exemple son expérience ; Elle avait un chien, durant les moments ou elle allait aux toilettes, elle ne pouvait laisser l'enfant avec le chien pour une question de sécurité, mais ne pouvait enfermer le chien dans une pièce car les seules pièces fermées lui étaient interdites. Seulement je n'étais pas d'accord avec ceci. Pour moi, elle pouvait, mais elle avait choisi de mettre son enfant dans le parc plutôt que d'enfermer le chien dans la salle de bain. Et pour pousser encore plus loin, elle avait aussi choisi de ne pas laisser le chien et l'enfant seul. Oui, j'ai beau être totalement en accord avec ce choix de sécurité, ça n'en reste pas moins un choix.

Les choix de la vie

Pour moi, c'est beaucoup plus qu'une question de vocabulaire, c'est une question de conscience et de responsabilité. Ces choix peuvent sembler évidents, ou être personnels, mais il ne faut pas perdre de vu que ce sont des choix.


J'ai l'impression que beaucoup de gens, en France, recherchent sans arrêt le moyen de se déresponsabiliser en laissant les autres choisir à leur place. Encore une fois, je vois beaucoup cela, concernant la maternité. J'ai vu très peu de femmes se renseigner sur l'accouchement durant leur grossesse. Savoir qu'un médecin s'occuperait de tout et leur dirait comment faire leur suffisait, peu importe qu'elles soient branchées de partout et infantilisées. Des situations qui souvent, d'ailleurs, peuvent donner lieux à des accouchements difficiles et très loin d'être respectés. Pas de remise en question (la faute est alors rejetée sur "l'autorité"), pas de prise de conscience, pas de responsabilité. Et c'est pareil pour les vaccins, les compléments vitaminés, les OGM et autres bizarreries alimentaires, le système éducatif et beaucoup d'autres choses, qui ne concerne pas seulement l'Enfant.

Se comparer, envier le voisin et se lamenter sur ce que l'on a pas, sans remarquer que la plupart du temps, ce sont nos choix qui nous on menés là où nous sommes. J'ai conscience que mes réflexions sont très personnelles, elles vont avec une prise de conscience que je vis depuis quelques temps. J'ai conscience aussi que parfois, malgré tout, nous n'avons pas le choix, la vie nous réserve des surprises, tristes ou joyeuses, qui vont au-delà d'un simple choix. Mais je pense que trop souvent, nous ne profitons pas assez de ces libertés qui nous restent encore, et que nous perdons sans même nous en apercevoir.